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Sur la piste🏎️

Les conseils d’Anthony Alfredo aux conducteurs aspirants

15 mars 2022

Au cas où vous auriez manqué la partie 1 de notre entrevue avec le pilote NASCAR Anthony Alfredo où il nous parle de son parcours de pilote de kart à pilote NASCAR professionnel, lisez-le maintenant! Il a nous explique également en détail comment il utilise les simulateurs de course comme outil de formation professionnelle.

 

Dans la deuxième partie de cet entretien, Anthony donne ses meilleurs conseils à tous les aspirants pilotes et les sim racers, peu importe leur âge ou leur expérience, en utilisant son extraordinaire parcours vers les rangs professionnels comme source sagesse afin d’aider les autres.

Les conseils d'Anthony

Quelle serait, à votre avis, la meilleure chose à faire, qu’il s’agisse d’équipement ou d’une habitude particulière à développer, pour commencer à se lancer dans la simulation de course et la NASCAR?

Je pense qu’avec iRacing, de nos jours, c’est tellement facile de regarder sur YouTube et de voir de quoi il s’agit, d’être emballé, de voir le contenu qui est produit, et de voir toutes les différentes voitures et pistes qu’il y a.

Je veux dire, presque tous les circuits du monde entier sont sur iRacing. Nous avons même préservé certaines pistes historiques rénovées et renumérisées sur lesquelles nous ne courons plus dans la vraie vie, mais sur lesquelles on peut courir virtuellement.

C’est [aussi] excitant du fait qu’on peut conduire différentes voitures. Pour ma part, je n’ai jamais participé, par exemple, à une compétition dans un camion tout-terrain, mais je peux le faire avec iRacing. Je pense que faire cela vous rend plus complet en tant que pilote de course, et meilleur en général.

 

Pour la NASCAR, je pense que cela va de pair avec iRacing. En fait, je connais des gens qui ont fait des courses de stock-cars sur des pistes ovales de NASCAR sur iRacing avant même d’avoir regardé une course de NASCAR, et ils ont réalisé qu’il ne s’agit pas simplement de virer à gauche, c’est beaucoup plus difficile que ça. Ça leur fait plutôt dire « wow, c’est cool ». Et ensuite, ils deviennent des amateurs de course.

 

Je pense qu’un autre moyen de le faire est simplement d’assister à une course. Je dis toujours aux gens que la télévision ne rend pas justice aux courses, car j’ai grandi en regardant la télévision et j’aimais ça, mais ce n’est que lorsque j’ai assisté à ma toute première course que j’ai eu la piqûre. Les scènes, les sons, l’odeur de la gomme brûlée, c’est l’expérience la plus cool qui soit. Je pense que cela vous donne un très bon avant-goût et vous emballe à l’idée d’avoir l’occasion d’aller sur iRacing et de l’essayer par vous-même.

 

 

Nous avons beaucoup parlé d’iRacing et du fait qu’il s’agit d’un outil puissant, mais il peut être intimidant pour les aspirants pilotes de simulation lorsqu’ils le démarrent pour la première fois. Quels conseils leur donneriez-vous lorsqu’ils commencent à se lancer dans le jeu et comment peuvent-ils tirer le meilleur parti de leur expérience?

Le plus important, c’est de s’entraîner. Vous pouvez l’essayer par vous-même pour prendre confiance et vous sentir à l’aise. Les courses dans lesquelles vous vous trouvez lorsque vous participez à des compétitions en ligne sont basées sur les compétences, car le classement dans lequel vous vous trouvez est basé sur votre iRating, qui est essentiellement votre niveau de compétence ou de réussite. Ainsi, lorsque vous débutez, vous allez vous mesurer à des personnes ayant le même niveau d’expérience.

 

Cela peut être trépidant de commencer comme débutant [...] et les courses peuvent être assez risquées, parce que tout le monde apprend, non? Les gens se percutent ou frappent le mur, il y a des accidents partout. Au fur et à mesure que vous vous améliorez et que vous apprenez à éviter certains de ces incidents, vous gravissez les échelons et vous affrontez de meilleurs pilotes, ce qui rend les courses plus propres et vous progressez, c’est donc assez cohérent dans ce sens. Vous n’êtes pas jetés dans la fosse aux lions.

 

Si vous deviez choisir certains éléments d’iRacing qui aideraient les pilotes de simulation à s’améliorer, quels seraient-ils?

Je pense que je dirais que c’est la patience. Je ne dirais pas que c’est un inconvénient – c’est un point positif –, mais ce qui est difficile, c’est que c’est tellement réaliste que ce n’est pas une chose que l’on peut apprendre ou comprendre du jour au lendemain. C’est comme de conduire une vraie voiture de course, alors il faut être patient et prendre le temps de pratiquer, et essayer de vous améliorer en apprenant des erreurs que vous pouvez faire ou en apprenant des autres concurrents qui peuvent être plus rapides que vous.

 

Il faut aussi s’amuser, parce qu’en fin de compte, même si c’est très réaliste, je pense que beaucoup prennent parfois les choses trop au sérieux, moi y compris, nous nous énervons parfois, nous laissons nos émotions prendre le dessus. Comme pour toute chose [qui nous passionne], lorsque les choses ne se passent pas comme on le souhaite, on est déçu. À la fin de la journée, nous sommes tous sur iRacing pour passer un bon moment, nous amuser et profiter de la plateforme!

 

Dans le même ordre d’idées, quel est, selon vous, l’aspect d’iRacing dont les gens ne profitent pas pleinement et qui pourrait les aider à acquérir des compétences dans la vraie vie?

C’est une excellente question, parce que je dis toujours que c’est réaliste, et évidemment, j’ai dit qu’il fallait s’amuser, mais ça ne veut pas dire qu’il faut être complètement idiot et ne pas prendre ça au sérieux. La plupart des gens qui y participent prennent la chose suffisamment au sérieux pour ne pas provoquer intentionnellement un énorme accident [...] lors d’une course officielle.

 

Sur un simulateur, je connais de vrais conducteurs qui s’y essaient et qui disent, il y a un bouton de réinitialisation, non? Cela ne leur fera pas mal en cas d’accident et ils n’auront pas à payer pour la casse, alors ils ne prennent pas cela aussi sérieusement qu’ils le devraient.

Un pilote m’a demandé un jour : « Comment fais-tu pour éviter de faire des gestes dans le simulateur que tu ne ferais pas dans la vraie vie? » Je lui ai répondu que la chose la plus importante pour moi est de traiter la simulation comme si c’était la vraie vie.

 

Je m’immerge complètement dans la simulation [...] et je fais comme si je participais à une vraie course, en ne faisant que ce que je ferais réellement, et je traite cela comme la vraie vie. Je pense que cela nous aide à tirer le meilleur parti de ce qu’iRacing et les simulations ont à offrir.

 

Si quelqu’un comme vous – sans amis ni famille dans le domaine – voulait commencer à s’intéresser sérieusement à la course, par où lui suggéreriez-vous de commencer pour l’équipement et le logiciel?

Tout d’abord, si vous avez une piste de karting [près de chez vous] où louer un kart, la plupart d’entre elles fournissent les casques, tout. Il n’est pas nécessaire de posséder le moindre équipement pour acquérir une expérience concrète, pour voir si cela vous plaît vraiment, vous entraîner, et bien sûr, pour apprendre.

 

C’est là où iRacing entre en jeu. J’ai construit mon premier ordinateur en 7e année et beaucoup d’enfants jouent maintenant à des jeux sur PC aussi, donc beaucoup d’entre eux ont déjà accès à un ordinateur. Si vous avez cela, tout ce dont vous avez besoin est un volant et un pédalier. Nul besoin d’avoir un cockpit de course extravagant. Vous pouvez vraiment commencer avec un simple bureau sur lequel vous fixez un volant et vos pédales sur le plancher. C’est comme ça que j’ai commencé.

 

L’un de nos pilotes a remporté [un] championnat du monde en jouant à son bureau, ce qui prouve que quelqu’un a été le meilleur au monde sans disposer du meilleur équipement.

Même s’il s’agit d’une personne qui n’est pas nécessairement intéressée par la course, c’est quelque chose de très amusant à faire parce que la simulation de course se développe et qu’il n’y a pas d’autre sport électronique aussi réaliste. Je suis littéralement passé d’un jeu sur ordinateur à courser dans la vraie vie. Personne ne joue à Madden et devient ensuite un quart-arrière. C’est littéralement le seul sport auquel je pense où l’on peut acquérir des compétences réelles et poursuivre dans cette voie.

 

Gardez un œil sur Anthony Alfredo en 2022

 

Anthony a donné le coup d’envoi de sa saison 2022 le 19 février, au Daytona International Speedway, et il la poursuit pratiquement toute l’année avec des courses presque chaque semaine jusqu’au mois d’octobre.

 

Pour ne rien rater, ne manquez pas de consulter son site Web et sa page YouTube pour vous tenir au courant des derniers résultats et pour voir ce que l’avenir réserve à ce coureur brillant et talentueux!



 

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